Magic Dim
Dimitri Loschi
À l’occasion d’un vernissage performatif du samedi 26 août 2023 à l’Exa-café des familles, Magic Dim s’empare de la boîte le temps d’un show mêlant playback, poésie et reprise de chanson. Cet élément central de la scénographie demeure par la suite sur la place du grand passage à Aix-les-Bains jusqu’au 16 septembre 2023, en tant que preuve et souvenir de ce moment partagé avec le public. Oscillant entre une fanbase des années 2000 et un Skyblog plastique.
À l’occasion de la performance, ces alter egos n’ont pas été conviés et c’est Magic Dim, Dimitri l’artiste, qui prenait place au sein de l’Exa-café des familles. Après un lip sync endiablé sur « Je suis un garçon » de Mylène Farmer, l’artiste conviait le public à découvrir ces textes ainsi que ceux de Marguerite Le Louvier, « Le mauvais goût des femmes et des homosexuels », et un extrait de « Un appartement sur Uranus » de Paul B. Preciado. C’est sur un cover d’Indochine, « Playboy », que Magic Dim clôturait la soirée.
Avec la performance et l’installation scénographique exposée pendant trois semaines, Magic Dim a ouvert et créé une case dans l’espace public, contrebalançant avec la rigidité normative et binaire des représentations de individu·e·x. L’expression « rentrer dans une case » est caduque, prise de court par le travail de Dimitri Loshi. Du fin fond de la boîte de transport de «Who cares de l’art ?!», raisonne un nouveau slogan qui doit devenir tube : fais briller ta case, baby.
Originaire d’Aix-les-Bains où il a grandi, cet événement artistique prenait aussi une dimension personnelle et intime, au sein de l’environnement qui l’a vu évoluer.
Dimitri Loschi
Est né à Bâton Rouge (Louisiane, USA) en 1994, et diplômé de l’ESAAA en 2021. Ses pratiques de l’écriture, de la performance, du dessin et de la vidéo, s’inscrive autour des questions d’apparences, de travestissement des formes mais aussi d’individu.e.x.s dont l’identité est lutte politique. Dans la lignée du camp, la réappropriation esthétique de ce qui est évacué par la norme hétéropatriarkkaliste devient une force et une thérapie personnelle. Ses alter egos sont présent.e.s dans les différents domaines plastique qu’iel exerce, mais surtout en performance, où l’on peut notamment retrouver Nikolaï, un.ex voyageureuxe spatio temporael coquin.x, Zorya, sa jumelle démon vengeresse et Olga, leur génitrice bimbo jet setteuse.
